Document fait par l’E.R.Z. :
 Entente interdépartementale de lutte
contre la Rage et des Zoonoses,
(Malzéville, France)


RENARDS, CHIENS et CHATS
ECHINOCOCCOSE ALVEOLAIRE
par Hervé Dizy
conseiller municipal délégué de Roncq
hdizy@nordnet.fr

tél :06.79.14.01.22
septembre 2003 (révision 2.7)

Etude diffusée dans son intégralité



L’échinococcose alvéolaire ou maladie du renard est une maladie pernicieuse car l’agent infectieux2, l’œuf de l’échinocoque, est microscopique (200 µm)  donc difficile à déceler. L’œuf est très résistant au froid mais il craint la chaleur. L’œuf peut ainsi attendre deux ans entre –30°C et +30°C avant d’atteindre l’hôte3 intermédiaire4: le rongeur mais aussi l’homme.

D’autre part la latence du développement de la larve, de trois à quinze ans chez l’homme, rend difficile le diagnostic médical car la recherche d’une échinococcose est rarement faite en première intention. L’ennemi silencieux ronge et se multiplie dans le foie sans effet apparent car cet organe qui se régénère est très résistant, jusqu’à ce que le point de rupture soit parfois atteint. Quelques mois après la découverte des symptômes l’issue peut être fatale. La greffe du foie est le seul remède dans les cas les plus extrêmes. Mais dans 90% des cas, notre système immunitaire réagit efficacement contre la maladie. Les cas restent donc rares.

Générer une psychose serait tout à fait déplacé, il convient toutefois de limiter les facteurs favorisant la maladie en observant des mesures de précaution très simples que la population doit connaître. Les pouvoirs publics doivent, quant à eux, se donner les moyens  d’étudier l’extension cette parasitose et les modes de transmission à l’espèce humaine. Il ne faut en aucun cas déboucher sur des conclusions hâtives et procéder à des assimilations simplistes et réductrices vis-à-vis de la présence des renards.