CRUCIVILLAGE-STORY
Contes et légendes du Lérot
Chevauchées fatasttiques sur les bords du Lérot
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Peu de temps après l’élection bourgadine de l’an II, Pattemouille fit part à son Equipe Bourgadine de son inquiétude pour les bords du Lérot. L’environnement naturel serait selon elle, détérioré par des chevauchées fantastiques, de véritables cavalcades franchissant les bords abrupts du Lérot démolissant la verdure.

Pattemouille, pour mettre fin à ces chevauchées fantastiques, proposa à son  Equipe Bourgadine d’interdire par arrêté bourgadin l’accès aux berges du Lérot.

Rappelons que cet accès qui fut dégagé, créé bénévolement par les bustes-tristes  pour permettre aux spécialistes de l’hameçon d’accéder avec leurs  calèches, quel que soit le type d’attelage. 

Or pour une raison inconnue à l’époque, Pattemouille souhaitait interdire les canassons enfourchés et les attelages à 4 canassons. Pourquoi, nous le comprendrons  plus tard.

Lors d’une réunion de l’Equipe Bourgadine,  début de l’an III, elle leur demanda de voter une interdiction de circulation avec des moyens hippomobiles. Pattemouille rencontra une certaine résistance de la part de quelques Conseillers bourgadins , dont Poil-à-Gratter, qui parvint à convaincre l’Equipe Bourgadine de limiter l’interdiction aux chevauchées fantastiques, mais de laisser libre accès aux attelages et montures se promenant à petite vitesse, ne faisant aucun dégâts.
De mauvaise grâce Pattemouille accepta de prendre un arrêté bourgadin, interdisant seulement les chevauchées fantastiques. Les taquineurs et promeneurs pouvaient ainsi satisfaire leurs loisirs, sur ce chemin qu’ils avaient créé bénévolement.

Le temps passa, tout allait pour le mieux du monde. Mais le calme fut de courte durée. 

Surprise,  lors d’une réunion de l’Equipe Bourgadine Pattemouille relança le débat sur la présence d’attelages sur les bords du Lérot. S’en suivit un vif débat au sein de l’Equipe Bourgadine, qui se solda par une décision prise au sabre de cavalerie, qui agaça Jésus et Poil-à-Gratter, tous deux possesseurs d’attelages à quatre canassons. Bref ils se plièrent à la vindicte de Pattemouille en acceptant de mauvaise grâce une interdiction totale du passage des attelages quels qu’ils soient.

Puis les mois passèrent, et un jour Pattemouille demanda à Poil-à-Gratter de prêter la main au Manant bourgadin pour installer les panneaux d’interdiction.
Surprise de Poil-à-Gratter : En voyant les panneaux achetés par Pattemouille, ceux-ci, contrairement à ce qui était prévu, ne signifiaient pas une interdiction totale des attelages, mais interdisaient seulement les poneys, et les attelages à 4 canassons.  Les canassons  de cross-countries, les calèches citadines à deux canassons, n'étaient pas frappés d'interdiction !
Devant le ridicule du choix des panneaux fait par Pattemouille, après un magnifique coup de gueule de Poil-à-Gratter, celui-ci envoya sur les roses Pattemouille, et la laissa à ses magouilles, pour vaquer à ses occupations.

Que s’était-il passé dans l’esprit de Pattemouille pour en arriver à un tel revirement, et décider autre chose que la volonté de l’Equipe Bourgadine, clairement exprimée en réunion ?

Hé bien c’est fort simple, Pattemouillot, de la famille Pattemouille, tireur de ficelles buste-triste, taquineur d’ablettes fréquentait assidûment  les bords du Lérot. Celui-ci souhaitant ne pas être dérangé lorsqu’il démêlait ses lignes, par ce moyen, écartait la majorité des autres taquineurs, et lui, Pattemouillot avec sa petite calèche citadine pouvait vaquer en toute quiétude sur les bords du Lérot, seul, alors que les autres taquineurs ou promeneurs montés n’y avaient plus accès.

Malgré la Terreur de 1793, le temps des seigneurs n’est pas révolu
Pattemouille sur la bourgade fait main basse
Pattemouillot sur le Lérot se prélasse.
Les personnages sont imaginaires, toute ressemblance ne serait que le fruit du hasard, et toute interprétation n'engage que son interprète
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