CRUCIVILLAGE-STORY
Contes et légendes de la Vallée du Lérot

La vallée du Lérot

Le long  fleuve

Nous appellerons "Le Lérot", ce cours d'eau descendu des forges de Lucifer, parcourant plus de mille kilomètres avant de se perdre dans l'océan. Pourquoi sauvage, parce qu'il est le dernier fleuve important de notre Gaule qui ne soit point encore emprisonné de béton et de bêtises.

Descendant de la montagne, longeant la "Vie des Toques Etoilées"  glissant lentement,  notre fleuve bien aimé salue au passage la ville "en Lérot assise", où naquit l'écrivain, père de " Raboliot", puis arrive à "Glandvert", le bastion du glandouillage glandverdois.

Glandvert

Glandvert par ses princes, historiquement connu par Lagardère et le célèbre sabot de Glandvert se révéla être ces dernières décennies encore, le théâtre des affaires de l'état.

Dans la période "pré-rose", le Duché du Glandverdois (capitale Glandvert) était régi par le Vicomte de Grand-Daniel, suzerain du Prince du Calvaire.
Grand-Daniel, régisseur du conté durant son ministère, des subsides de la fonction ne se priva point, telle en atteste sa magnifique demeure surplombant le fleuve. Outre les subsides liés à la fonction, les  cruches de xérès utilisées à bon escient lui permirent la construction de ce palace  sans jamais en avoir  réglé  facture.

Puis arriva la "rose" et ses piquants, brandie par le Prince du Calvaire, émigré pour la circonstance vers la cité lutécienne, dopé par les suffrages du moment.

De cet euphorique  délire Glandvert hérita d'un nouveau prince, "Béré-basque" ,  tel Icare introduit par le Prince du Calvaire.  Malgré la tentative avortée de "Roue de chariot" descendant d'une noble lignée de chouans, cette arrivée en notre duché se fit dans la sérénité rougissante du "pacte commun".

Les années passèrent, les "affaires" aussi. 

Un après midi ensoleillé vit tomber une triste nouvelle : Après s'être isolé de son environnement de lèches-cul, Béré-basque venait de mettre fin à ses jours (respect!).
Cette nouvelle, telle une traînée de poudre, par les médias allègrement déformée, enflamma  notre bonne Gaule, relançant les débats de notre vallée sauvage.

De ces débats, notre province vit un nouvel arrivant : le baron de Petit-Didier, venu perpétuer la dynastie du Duché glandverdois. Puis, rapidement en cette contrée, une inquiétude vit le jour, la dynastie semblerait-elle en péril ?

Il n'est point de fumée sans feu ! Si par le passé le Vicomte de Grand-Daniel fut connu pour ses intrusions dans les porte jarretelles des  glandversoises, son dernier successeur, Petit-Didier semblait préférer la course poursuite des pyjamas et survêtement de couleur fushia, sans vraiment regarder qui se trouvait à l'intérieur.

En d'autres siècles, la royauté se serait inquiétée de la descendance de cette lignée.... Mais en celui-ci, l'anormal devient normal et vice-versa.
Le fleuve vivant

Quelques kilomètres en aval de Glandvert,  sous les fenêtres de la bâtisse du Vicomte de Grand-Daniel, le Long Fleuve Sauvage voit son cours grossir par l'arrivée d'un concurrent fou à lier, lui convoitant son statut de fleuve.
Puis laissant au long de ses berges quelques villages, notre fleuve, après avoir laissé de côté Le Cailloux Percé et Enfournelabelle, imperturbable passe devant Crucivillage, continuant son chemin, acceuillant en son sein la rivière qui jadis berça la vie de cet 'homme de plume, né en nivernois, père de " Raboliot", évitant "Ville de Jeanne", défilant devant les Châteaux de la Vallée du Lérot, pour venir s'abîmer à jamais en l'océan.

Les personnages sont imaginaires, toute ressemblance ne serait que le fruit du hasard,
et toute interprétation n'engage que son interprète

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