Au pays de Papy sauvage
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Perdrix rouge
 perdrix rouge
(Alectoris rufa)
Espèce gibier
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Présentation - morphologie
La Perdrix rouge mesure de 32 à 34 cm pour une envergure de 45-50 cm et un poids pour la femelle de  400 à 500 g, et pour le mâle de 500 à550 g.

Elle est plus grosse et plus colorée que sa cousine la Perdrix grise, très ressemblante avec la Perdrix choukar et la Perdrix bartavelle.
Son bec et ses pattes sont de couleur corail, un bandeau blanc surmonte le dessus de l'oeil, les joues et la gorge blanches sont bordées de noir, la poitrine et les barres des flancs sont gris-bleu, contrastant  avec le dessous jaunâtre.
Les ailes sont courtes et robustes, elles  permettent un vol puissant. Les pattes, de couleur rouge vif, sont assez longues et fortes, particulièrement bien adaptées pour la marche.

Son vol est généralement  bas, son envol s'effectue avec force et bruyamment, ensuite, une fois son accélération terminée, comme les autres perdrix, elle alterne des planés relancés par des périodes de battement rapides des ailes.
Présence sur le territoire français
La Perdrix rouge est une espèce méditerranéenne sédentaire, elle est présente sur les trois quart sud ouest de la France où elle niche.
Moeurs et habitudes
La Perdrix rouge occupe les milieux secs et ouverts, divers : pâturages, cultures céréalières, vignes et terrains sablonneux ou crayeux, elle aime bien la proximité des haies, des bosquets, des vergers et des vignobles. Elle vit en groupes familiaux au nombre variant suivant la réussite de la nichée, elle cohabite fréquemment avec les autres espèces de Perdrix.

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La Perdrix rouge est un oiseau paisible, fragile face à la prédation tout comme les autres Perdrix. face à la prédation ses deux seules armes sont le camouflage où elle excelle, sinon la fuite, d'abord à pied si le danger est encore lointain, puis s'il se rapproche.

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Elle se nourrit surtout de végétaux, d'herbes, de graines, de pousses tendres, auxquels il rajoute une part très variable de petits insectes, de fournis, d'araignées et de sauterelles. 

Les couples se forment avant la saison de nidification, en hiver. Ils peuvent ensuite durer plusieurs années.
Le nid est construit au sol par la femelle, calé sur le sol ou légèrement creusé, garni de végétaux secs et caché dans la végétation, bien souvent sur un talus enherbé.
Généralement la Perdrix rouge donne une seule nichée par an, parfois une deuxième en remplacement de la première suite à l' attaque d'un prédateur.
Reproduction - croissance
La femelle  pond de 8 à 12 oeufs en général, exceptionnellement jusqu'à une vingtaine d'oeufs. Dans le cas de seconde ponte, le nombre atteint rarement les 8 oeufs.
Par contre il a été très rarement remarqué des phénomènes de double nidification, dans ce cas la femelle pond une seconde nichée dans un second nid alors que l'incubation du premier est assurée par le mâle.
L'incubation dure environ 24 jours, assurée par les deux parents.
Les jeunes sont nidifuges, ils quittent le nid peu après l'éclosion pour se nourrir aux côtés de leurs parents qui les éduquent dans la quête de leur nourriture, riche en insectes les premières semaines de leur vie.

Une quinzaine de jours après l'éclosion, les jeunes commencent à voler sur une courte distance.
Leur croissance continue encore pendant deux à trois mois pour qu'ils atteignent la taille adulte, ils restent en groupe familial appelé compagnie, sous l'éducation et la protection des parents, qu'ils ne quitteront que vers la fin de l'hiver, au moment de la formation des couples, aux prémices de leur maturité sexuelle.
Prédation  et subsistance
Depuis la disparition du lapin de garenne qui servait de garde-manger aux prédateurs, la Perdrix rouge, et toutes les autres Perdrix subissent maintenant la prédation sauvage des carnassiers, rapaces, et animaux sauvages errants.
La chasse, très souvent accusée à tort, est réglementée, les prélèvements sont limités et comptabilisés. Actuellement les populations de Perdrix rouges sont maintenues à un niveau stationnaire voir en progression, grâce aux efforts des chasseurs qui effectuent des réimplantations, les alimentent et régulent les espèces prédatrices.
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