logotronsanges

Saint BLAISE
et
Saint Abdon


Saints patrons de TRONSANGES

rappel
Historique

Eglise de Tronsanges
 Saint Abdon et Saint Sennen sont liés par leur histoire.

Saint Abdon et Saint Sennen furent des princes persans qui renoncèrent aux pouvoirs terrestres pour rester fidèles au Christ.
Ils furent amenés à Rome, prisonniers à la suite des victoires de l'empereur Dèce où ils furent égorgés, refusant de renier le Christ.
Abdon et Sennen sont deux saints honorés en l'église de Drudas, village au nord ouest de Toulouse en Haute Garonne, ainsi qu'à  la fête d'Arles-sur-Tech dans les Pyrénées Orientales.
Nous trouvons sur le site de l'abbaye saint Benoit le "Bréviaire, romain", récit conforme aux actes publiés par les Bollandistes. 

Saint Abdon et Saint Sennen - photo Fernand JouaultSaint Abdon est également fêté dans la Paroisse Saints Salvy et Rustique en Minervois, diocèse de Montpellier, le 30 juillet, lieu de pélerinage près du village d'Aigne."

Saint Abdon fut vénéré sur la paroisse de Fontaine-le-Dun, diocèse de Rouen, où une léproserie portait son nom. Sa statue  est toujours présente dans l'église du village, son culte s'est ainsi étendu jusqu'en Normandie .

Il existe une statue de St Abdon et St Sennen dans l'église de Mercurey (71) et une statue de St Abdon au bord d'un chemin, dans un petit oratoire à Rully (71). Il était invoqué contre la foudre et la grêle.

Il y a une statue de St Abdon, en pierre, datée du XVIIème ou XVIIème siècle, en l'église de Ebaty au sud de la Côte d'Or. Ce village est situé à une douzaine de km de Rully, une quinzaine de Mercurey. Il  est représenté en cette église nue tête avec les mains enchaînées.

Ces deux saints sont également les patrons de la paroisse de Messac (35480) en Ille et Vilaine. Aparaissant en soldats romains, ils font partie du rétable principal de l'ancienne église,  qui vient d'être restaurée."

= = = = = = = = = = = =
Eglise Saint Abdon à Tronsanges
Son histoire

En 980 le territoire de Tronsanges possédait une chapelle dédiée à Notre-Dame. Celle-ci fut donnée par «Dame Emma au chapitre de la Cathédrale de St Cyr de Nevers avec les biens qui l'accompagnaient ». Une des parcelles de terre appartenant à la chapelle avait été par ta suite "saisie" par Vuibert, chevalier, et restituée par ses fils pour le salut de l’âme de leurs parents.

eglise nef



EGLISE DE TRONSANGES

Eglise paroissiale de St BLaise et de St Abdon, de la fin  du   X ième   siècle,
rattachée au diocèse de NEVERS, Archiprêtre des Vaux de NEVERS.

Eglise de plan carré avec saillie de l’abside semi circulaire voûtée en cul de four ogival
Choeur a deux travées voûtées en berceaux brisés, avec un arc doubleau retombant  sur des colonnes engagées à châpiteaux ornés de rosaces et d’entrelacs.
Nef unique plafonnée avec support du beffroi apparent.
Celui-ci supporte une cloche datée de 1521 (pas de clocher), portant les médaillons des deux Saints.
En façade, on entre par un portail en saillie dont l’archivolte cintrée repose sur des pieds droits à impostes.
Le tympan est sans ornement. Au dessus de ce portail règne une corniche portée par  des  modillons forts simples.
Dans le haut s’ouvre une petite baie cintrée.
De chaque côté de la façade sont des contreforts plats terminés en larmier.
églisefacade
Cette Chapelle fut au 11 ème siècle érigée en église, toujours sous le vocable de Nôtre Dame, et offerte au Prieuré de la Charité en 1088. Elle est consacrée à Saint BIaise représenté sur un tableau du 17 ème siècle, installé au-dessus du maître-autel, et malheureusement en assez mauvais état. L’église est également consacrée à Saint Abdon, protecteur des moissons. La nef est remarquable par son plafond en bois.

eglise5    eglise3

Il est curieux de constater que l’église n’a pas de clocher. Ce dernier n'aurait-il jamais existé ? Ce serait étonnant mais nous ne connaissons pas plus l’époque où il aurait été supprimé ou détruit.

   egliseporte                eglise4
 
Sous la charpente de l’église est un vaste grenier auquel on accède difficilement par une échelle de meunier. S’y trouve une très grosse cloche datée de 1521 portant deux rectangles en relief : sur le premier, figure le Christ en croix entouré de deux personnages, peut-être la Vierge et Saint Jean sur le second, la Vierge à l’enfant, en position assise. Tout autour de la cloche court une inscription en latin. A cette cloche est fixée une corde qui permettrait, si besoin était de la faire sonner. La cloche est suspendue à une forte poutre.

egliseinterieur egliseinterieur2 egliseinterieur3
    
Un document fait état d’un projet de confessionnal à construire dans l’église à la fin du 18 ème siècle. Ce meuble a effectivement été exécuté mais n’existe plus actuellement ; son état n’a pas permis de le restaurer.

Pendant longtemps il y eut, face au portail de l’église une «pierre d’attente»ou «pierre des morts». Ces pierres étaient des sortes de tables sur lesquelles on déposait le cercueil en attendant le prêtre. Les pierres des morts sont devenues extrêmement rares dans la région.

Son histoire depuis 1800

L'église Saint Abdon  de Tronsanges, après l'époque "de la  terreur" se retrouva délaissée, abandonnée, ce n'est que vers les années 1810 que l'on commença à envisager ses réparations .
L'évolution de l'instruction, dispensée par l'église à l'époque, conduisit dans un premier temps les enfants de Tronsanges vers  Germigny sur Loire, dont l'état permettait leur acceuil.
Très rapidement la distance qui sépare les deux communes apparut  trop importante, les routes étaient inexistantes, qu'il s'agissait de chemins de champs, autant d'éléments qui amena le Conseil municipal de Tronsanges à étudier une solution sur Tronsanges.
Le seul bien  communal en mesure d'accueillir les enfants était l'église Saint Abdon, qui n'avait pas subi de réparations depuis la Terreur.
En réalité, il fut entre temps décidé de la construction du presbytère, puis, par délibération  le 6 juin 1859, de la construction d'une "maison d'école communale"
Voir Histoire de l'école de Tronsanges
Les réparations de l'église saint abdon furent financées par la vente de chaumes intercommunales, communes à Tronsanges, Chaulgnes, Champvoux et la Marche. celles-ci se trouvant en indivis, la réalmisation des sommes nécessaires aux travaux décidée en 1830, ne fut effective que beaucoup plus tard car il fallut saisir la justice et plaider entre les communes en indivis pour obtenir le retrait de Tronsanges de l'indivis et la vente des chaumes lui revenant. C'est d'ailleurs ce retard dans les transaction qui incita le Conseil de l'époque à étudier en parallèle la construction du presbytère.
En outre, en 1851, le Conseil demanda  une aide de l'Etat d'un montant de 580.20 francs pour terminer les réparations de cette église.
En 1890,  de nouvelles réparations sont effectuées dans l'église,
la commune de Tronsanges formule une demande de fonds pour  leur financement.
Le 16 novembre 1919, le Conseil décide la construction d'un monument aux morts dans le cimetière.
Le 5 mars 1922, le conseil décide d'accorder une concession perpétuelle à tous les soldats morts pour la France pendant la grande guerre.

L'église de nos jours
eglise2  

Cette église a la particularité de ne pas posséder de clocher. Sa cloche est installée dans les combles, au dessus de la nef.


En cours de rédaction