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Halte

de

Tronsanges

Historique

Projet de gare


La halte de TRONSANGES
halte
Une errreur dans le texte de la carte postale, cette vue est prise du haut de la carrière et non de la cour Gaudin
  • Le 6 mars 1853 délibération du Conseil pour l'étude du passage du chemin de fer de Corbeil à NEVERS, le Conseil rejette toute participation financière au projet, la commune étant trop pauvre.
  • Le 4 juin 1859, nouvele enquêtre sur la création d'une voiede chemin de fer de Bourges à Lyon.
  •  1859 La Préfecture  présente au Conseil de Tronsanges un plan longitudinal de la voie ferrée sur lequel figurent une gare à La Charité, une à Pougues les Eaux, ainsi que les ponts à édifier sur le parcours. La Commune demande aux Chemins de fer d'envisager le déplacement de la fontaine qui se trouve sur la trajectoire de la voie ferrée, afin que celle-ci ne disparaisse pas.
  • Le 15 août 1869, les communes de Tronsanges, Germigny, Champvoux, La Marche et Chaulgnes, se regroupent pour effectuer une demande commune auprès du chemin de fer PLM (Paris-Lyon-Marseilles) afin d'obtenir une gare à Tronsanges. La construction d'un pont en direction de Beffes, Argenvières, Saint Léger le Petit est écartée. A sa place est envisagé un passage par bac.
  • Le premier mars 1870 est établi un rapport figurant au regristre des délibérations, afin de mettre en évidence les intérêts incitant à la création de cette gare. Le Conseil prend en compte toutes les dégradations de routes en raison des transports par route de  matériaux  et de céréales qui doivent être dirigées vers les gares La Charité ou de Pougues les Eaux, qui grèvent la Commune.
Sont pris regroupées les données des commune de Tronsanges, Germigny, Champvoux, Chaulgnes, La Marche.
Il est fait état des exploitations  suivantes:
      • De la carrière de Tronsanges qui s'engage à fournir la pierre de taille au prix de 40 francs le m3 livrée en gare.
      • De la tuilerie qui produit des tuiles, des briques,  et de la chaux. II est fait état de la présence sur la commune de deux fours à chaux hydraulique. Le propriétaire de la tuilerie et des fours à chaux précise que la chaux hydraulique fabriquée à Tronsanges est de toute première qualité, et qu'entre autre elle a contribué à la contruction des usines de Fourchambault, le four à petite flamme étant stoppé faute de  moyens de transports. Il précise que si la gare est créée il peut envisager la construction d'autres four à chaux.
      • Il est noté que la terre utilisée par les briques a été essayée par les faiencier de Nevers, notamment Monsieur Leblanc Francis qui estime que 1600 m3 par an pourraient être dirigés vers Nevers.
      • Le document communal fait également état de transport de vin sur une base de 5000 hecto litres par an pouvant transiter par cette gare, de volumes non estimés de raisins de table non chiffrés qui partent pour Paris à partir de la gare de La Charité et qui pourraient revenir sur la gare de Tronsanges.
      • De bois, de charbon de bois, en provenance des Bertranges, une gare de Tronsanges réduisant le trajet de transport par route, tout en permettant de palier l'encombrement de la gare de la Charité, et certaines expéditions par péniche à partir du port de La Chapelle Montlinard.
      • Nous trouvons  ensuite un tableau comparatif des kilométrages pour les expéditions à partir des différentes communes, en comparaison des expéditions par les gares de La Charité et Pougues les Eaux
Selon ce rapport, la  gare de Tronsanges économiserait par raport aux deux gares existantes, les distances suivantes pour le différentes communes : (rappelons qu'à l'époque les transports par route se faisaient en utilisant des atelages de vaches et de boeufs, les chevaux de trait étant très peu nombreux à l'époque)
  • La Marche : 7.3 km par trajet
  • Tronsanges : 9.4 km
  • Chaulgnes : 2.4 km
  • Champvoux : 5 km
  • Germigny : 1.2 km
  • La commune de Chaulgnes envisage même de créer une route pour rendre plus rapide l'accès à Tronsanges, notamment pour le transport des bois en provenance des forets communales et des Bertranges. La commune de Raveau, ainsi que  les Eaux et Forets pour la Grand'mare, sont également intéressés par cette création de route.
Ce même rapport fait état de la volonté du Conseil de Tronsanges de faire don au chemin de fer du terrain nécessaire à la gare.
Puis sont jointes :
  • Une lettre de Monsieur Leblanc, faîencier à Nevers qui fait état de la très bonne qualité de la terre de Tronsanges pour les faîences, de l'avantage que se faire livrer la terre de Tronsanges présenterait pour les faîenceries de Nevers face à celle de Fleury sur Loire qu'ils utilisent livrée par le canal. En effet  cette gare à Tronsanges réduirait énormément les coûts et les délais de livraison en terre à faîence.
  • Une lettre commune à 6 marchands de bois exploitant le massif des Bertranges attestant des intérête pour leurs exploitation forestières, à pouvoir expédier à partir de Tronsanges.
  • Une lettre de plusieurs agriculeurs, entrepreneurs  faisant état de leurs matériaux et céréales pouvant transiter avantageusement par Tronsanges.
  • Le 25 mai 1873 le Conseil décide d'acheter un terrain pour la construction d'une gare, d'un montant de 6000 francs.
  • Le 13 novembre 1873, nouveau débat sur le bien fondé d'une gare à Tronsanges, avec  l'installation d'un bac sur la Loire permettant de faire traverser des matériaux entre Beffes, Argenvières, Saint Léger le Petit.
  • le 16 novembre 1879, demande réitérée auprès du PLM pour une gare à Tronsanges, le dossier ayant été suspendu en raison de la guerre de 1870.
  • Le 17 septembre 1889, relance de la demande de gare pour Tronsanges.
  • Le 18 novembre 1894, projet de  halte passagers de Tronsanges mis en délibéré en raison d'un désaccord sur le nombre de trains qui devaient s'arrêter. a partir de cette date, il n'est plus question de gare matériaux, mais seulement de halte pour passagers et leurs bagages légers.
  • Le 16 février 1896, relance du projet de halte à Tronsanges.
  • Le 29 novembre 1900, le Conseil enregistre l'accord du P.L.M. pour la mise en place de la halte, et vote à l'unanimité son installation pour un coût estimé à 8100 francs. La halte de Tronsanges sera desservie par les trains  n° 812, 936, 824, et 942 pour le sens pair, et les trains n° 817, 819, 953, et 823 pour le sens impair. L'accord entre la Commune, le P.L.M. et l'Etat, précise en outre qu'il devra exister un trottoir enherbé de 125 m de long, et 2.5 m de largeur, ainsi qu'une guérite avec guichet pour les billets, en raison de la circulation importante sur cette ligne, la halte devra être équipée de signalisation de sécurité. La commune devra livrer à la compagnie P.L.M. les terrains nécessaires à la création de cette halte.
  • Le 3 septembre 1902, le Ministre des Travaux signifie à la Commune de Tronsanges qu'il approuve les modalités pour  la création de la halte de Tronsanges, mais avec obligation  que cette gare soit desservie par 14 trains par jour au minimum. La commune décide d'un emprunt de 8000 francs au près du Crédit foncier à un intérêt de 3.85 % pour financer la halte. Les 100 Francs restant seront recueillis par une souscription publique.
Cette souscription publique a recueilli la somme de 1259.87 francs qui ont été versés à la Perception
Ci dessous récépissé de versement de ladite somme.
recepisse
  • Le 21 aout 1904, le PLM fournit au Conseil un plan de la halte, le Conseil l'approuve, et donne son accord pour le début des travaux.
  • Le 19 février 1905 le Conseil fixe au 22 mai 1905 la "fête de la halte", avec concert donné par les "Trompettes de Pougues".
  • Le 30 août 1912,le Conseil, en raison du flux circulant par la halte de Tronsanges, le Conseil envisage  la création d'un bureau de poste à Tronsanges, à proximité de la halte.
  • le 22 février 1914, le Conseil municipal  décide de fixer la fête de la halte au 15 mars de chaque année.
  • Le 10 août 1924, le Conseil donne un avis favorable à la construction d'un local pour entreposer les bagages et les cycles.








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