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TRONSANGES


Histoire
de l'école
de tronsanges

Ecole d'aujourdhui

RAPPEL de L'HISTOIRE de l'ECOLE en FRANCE

Avant que l'école n'existe, les enfants sont complètement éduqués par leurs parents. Ils apprenaient à chasser, à pêcher et à cultiver.

C'est à partir du IVe millénaire av. J.-C. que l'on retrouve les premières traces d'enseignement dans les civilisations indienne et égyptienne. L'éducation est toutefois réservée aux membres des castes privilégiées (les plus riches).

En Chine, Confucius (un philosophe) est l’un des premiers penseurs à enseigner le savoir (surtout l'histoire). Il pense qu’apprendre sans réfléchir est peine perdue et que réfléchir sans apprendre est dangereux.

En Inde, des professeurs se rendent de ville en ville pour enseigner des chants sacrés.

Chez les Gaulois, ce sont les druides qui sont chargés d'enseigner aux enfants les histoires sacrées, la façon de cultiver les terres et de faire la cuisine. Les élèves apprennent par coeur les histoires, les chants et les poésies. Il n'y a pas de livres, de tableaux ni d'ardoises.

Chez les Romains, les écoliers vont à l'école. La salle de classe est située en plein-air sur une place publique. La classe a lieu le matin : on y étudie la grammaire, le grec et le latin. L'enseignement de la lecture et de l'écriture est assuré par un "primus magister" qui s'adresse aux jeunes enfants à partir de 7 ans. Le "grammaticus" s'adresse aux enfants à partir de 11 ans. Les mauvais élèves se font taper, par le maître, sur les doigts avec une férule (une baguette en bois). L'après-midi, les élèves se détendent à la piscine ou pratiquent des sports.

Au Moyen-Age, l'enseignement est prodigué par des religieux (des prêtres, des abbés ou des moines). Les élèves apprennent à lire sans connaître l'alphabet, sur des textes sacrés.

Charlemagne (né en 747, mort en 814), roi des Francs, s'entoure des plus grands penseurs de l'époque, en particulier du religieux anglais Alcuin qui est son principal conseiller dans les dossiers politiques. Il charge les savants de rénover les manuscrits de différents textes issus de l'Antiquité grecque. Il fonde une école et une académie dans son palais et établit des écoles supérieures dans les monastères où l'on enseigne la grammaire, la rhétorique, la dialectique, l'arithmétique, la géométrie, l'astronomie, le chant et la musique. Les paroisses sont aussi dotées d'écoles élémentaires où les gens du peuple peuvent apprendre à lire, à écrire et à compter.

Les écoles de paroisse sont très pauvres. Les élèves écrivent par terre avec un morceau de charbon. Les livres n'existent pas. A cette époque, beaucoup de gens ne savent ni lire ni écrire. En cas de besoin, on va voir un écrivain public dont le métier est de lire et d'écrire pour les autres.

A partir de la Révolution Française, on comprend que, pour le progrès, tous les enfants doivent recevoir un enseignement. De nouvelles écoles sont créées. Les écoliers écrivent sur une table recouverte d'une couche de sable sur laquelle ils tracent des lettres.

En 1833, une loi oblige chaque village à ouvrir une école. Mais peu de village obéissent à cette loi et ceux qui le font n’ouvrent qu’un lieu pour les garçons. En 1850, tous les villages de plus de 800 habitants doivent ouvrir aussi une école pour les filles.

Le 15 mars 1879, Jules Ferry, (né en 1832 et mort en 1893) alors Président du Conseil et Ministre de l'instruction publique, dépose sur le bureau de la Chambre deux projets de loi. Le premier prévoit une réforme du Conseil supérieur de l’instruction publique et le second un aménagement de l’enseignement supérieur. En 1881, il rend l'école laïque, c'est à dire que l'école ne dépend plus de l'église. L'école devient aussi obligatoire et gratuite (loi du 16 juin 1881).

Les congés scolaires sont créés à la fin du 19° siècle pour répondre aux besoins du monde agricole. Le jour de repos en semaine est le jeudi.

En 1912, les élèves ont 36 semaines de cours et 16 semaines de congés.

En 1959, l'école devient obligatoire jusqu'à l'âge de 16 ans.

En 1972, le repos du jeudi est remplacé par le repos du mercredi.

EXTRAIT DE LA LOI DU 28 MARS 1882 (Par Jules Ferry)

Article 1

L’enseignement primaire comprend :

    * l’instruction morale civique
    * la lecture et l’écriture, la langue et les éléments de littérature française
    * la géographie, particulièrement celle de la France
    * l’histoire, particulièrement celle de la France
    * les éléments de sciences naturelles, physiques et mathématiques, leurs applications à l’agriculture, à l’hygiène et aux arts industriels
    * les travaux manuels et les usages des outils des principaux métiers
    * les éléments du dessin, du modelage et de la musique
    * la gymnastique et des exercices militaires pour les garçons. Pour les filles des travaux à l’aiguille.

Article 2

Les écoles primaires vaqueront un jour par semaine, en outre du dimanche afin de permettre aux parents de faire donner s’ils le désirent à leurs enfants, l’instruction religieuse hors des édifices scolaires.

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HISTOIRE DE L'ECOLE DE TRONSANGES

A Tronsanges, comme partout en France, l'histoire de l'école fut liée à la religion, jusqu'au 28 février 1882, date à laquelle  elle devint laïque.

Dans les registres de la mairie, on retrouve trace :
  • Jusqu'en 1834, l'école, à vocation "sipiruelle"  était dispensée en l'église de Germigny sur Loire.
  • Dans les registres de Tronsanges, nous retrouvons mention d'un tel mauvais état des routes que les élèves rencontraient d'énormes difficultés à se rendre à l'école de Germigny (à pied). Cette situation amena le Conseil Municipal à étudier les solutions possibles afin d'éviter aux enfants ces trajets fastidieux.
  • Ainsi en 1830 nous trouvons une délibérations du Conseil Municipal portant sur des travaux de réfections de l'église, seul lieu d'enseignement possible à l'époque dans la commune de Tronsanges. A cette date, devant le mauvais état de l' édifice tronsangeois, le Conseil  envisagea la vente de chaumes communaux qui permettrait de financer principalement les travaux. L'autorisation préfectorale de vendre ces chaumes ne fut délivrée qu'en 1832, les travaux purent être lancés.
  • Dès 1834, Tronsanges put dispenser l'école sur sa commune.
  • En 1843, le Conseil décide la prise en charge de la "maison des instituteurs"
  • En 1843 également, le Conseil décide la construction du presbytère.
  • le 11 février 1855, Le Préfet consulte la Commune de Tronsanges pour savoir si celle-ci peut prendre en charge un instituteur. Celle-ci rejette cette demande, argumentant sur ses faibles ressources, et aussi sur les travaux qui sont en cours au presbytère.
  • Le 30 mai 1856, le Conseil demande au Préfet l'autorisation de prélever les fonds nécessaire à la mise en place de l'instruction primaire, soit 2519 francs, remboursés sur la base de 300 francs l'an.
  • Le 14 février 1858, mise en place de la rétribution de l'instituteur, rétribution scolaire en plus de son traitement d'instituteur. Le Conseil rejette cette charge, faisant valoir sa participation au logement de l'instituteur.
  • En 1859, le Conseil décide la construction d'une"maison d'école communale"
  • Le 11 mai 1860, Monsieur de Lamalle offre à la commune le "Château de Tronsanges" pour accueillir l'école, pour un montant de 3000 fr.
  • Le 13 juin 1861. Vus, d'une part le délai de construction d'une école, et l'offre faite par Monsieur de Lamalle, le Conseil, à l'unanimité donne son accord pour l'acquisition du château de Tronsanges  à Monsieur de Lamalle pour la somme de 3000 fr.
  • Le 11 août 1861, le conseil propose à Monsieur de Lamalle  de lui louer le château pour que l'école en attendant d'avoir les fonds nécessaires au paiement du bien, et permettre une ouverture de la classe au 1er octobre.
  • Le 1er octobre 1861 Ouverture de l'école dans les locaux actuels.
mairie
  • Le 7 octobre 1861, la Mairie reçoit un courrier de la Préfecture qui conseille vivement au Conseil de rejeter la proposition de Monsieur de Lamalle et de reprendre le dossier de construction d'une école, (alors que la classe fonctionne déjà !)
  • le 17 novembre, Conseil délibère, écarte la proposition du Préfet, et vote à l'unanimité l'acquisition du château, argumentant sur le fait que cette acquisition reviendra bien moins cher que la construction d'une école, et que la Commune n'a pas d'argent.
  • 12 novembre 1862, une circulaire préfectorale propose aux communes l'institution d'une bibliothèque dans chaque école communale, à charge de la Commune. Cette proposition sera dans un premier temps écartée, faute de moyens.
  • Le premier février 1868, la Commune verse le principal de 3000 francs à Monsieur de Lamalle en paiement du château, les intérêts  calculés se portent à 125.87 francs qui seront soldés dans les semaines suivantes.
  • Le premier février 1868, la Commune de Tronsanges est propriétaire de son bâtiment d'école et de Mairie, toujours utilisé ainsi de nos jours.
  • Le 15 mai 1878 le conseil décide d'effectuer des travaux afin que le préau d'école soit mieux adapté .
ecolepreau
Photo de classe 14 février  1910 prise devant le préau
  • Le 16 mai 1910, le Conseil décide la construction d'ue seconde classe et d'aménager le logement de l'instituteur.
  • le 20 mai 1912, approbation par le Conseil des plans de construction de la classe et de l'aménagement du logement de l'instituteur, pour un montant de 7200 francs.
En cours de rédaction....